

Pourquoi un séminaire sur l’agrobiodiversité et les langues ?
Nous sommes convaincus que les questions relatives à la préservation et à la valorisation de leur diversité doivent être abordées conjointement et intégrées dans le tissu des enjeux actuels.
L'érosion de l'agrobiodiversité est mal connue et peu associée à l'érosion de la glossodiversité. Aujourd'hui, trois cultures seulement - le riz, le blé et le maïs -fournissent près de 60 % des calories de l'alimentation humaine mondiale1.
De même, pas moins de 40 % des quelque 6 700 langues parlées en 2016 étaient menacées de disparition. Et cela sans compter les innombrables langues qui ont déjà disparu.
De plus en plus, des initiatives locales à travers le monde tentent de relancer l'intérêt pour les espèces dites mineures. Leur préservation remet en question l'accès aux ressources génétiques, leur propagation, leur évaluation et leur valorisation. Un parallèle peut être établi avec les défis auxquels sont confrontées les langues minoritaires, où les militant·es qui soutiennent le renouveau actuel développent des stratégies originales, arguant que ces langues offrent une autre vision du monde et une autre façon de penser que les langues hégémoniques.
Au cours de ce séminaire, nous souhaitons explorer les différents liens entre la préservation de l'agrobiodiversité et la préservation de la glossodiversité.
Objectif
Ce séminaire vise à partager sur la gestion de l’agrobiodiversité et des langues minoritaires. En regroupant des linguistes de l’association lo PEN Occitan2 et des chercheur·ses et agriculteur·ices du GTIO RG3, les présentations et ateliers permettront de croiser les regards et réfléchir aux ponts à bâtir ensemble pour préserver un patrimoine régional et territorial.
[3] https://octaave.univ-toulouse.fr/gtio-ressources-genetiques-rg/
A télécharger
Pour le séminaire destiné aux profesionel·les (2 et 3 juin 2026)
Pour la demi journée d'ouverture aux grands public (2 juin 2026 après midi)

